Kitej
dimanche 2 octobre 2011
mercredi 27 juillet 2011
samedi 25 juin 2011
Fulgurances
Les mots sont les fruits d'un arbre de la nuit.Quand ainsi t'enveloppe le silence de la solitude, les mots te sauveront. L'écriture dira ta détresse et la musique t'aidera à chasser les démons de l'abandon.
Aide toi donc de musique et habite pleinement l'éclair qui de temps en temps te traverse. Il ouvre en toi la brèche d'un espace infini. Tiens-toi, autant que tu peux, debout dans ce lieu inconnu. Désaltère ta soif à la source et écris ton poème.
Dis, sais-tu ce que cherches?
Je te le dis: Tu cherches Une confirmation continue de la réalité de ton existence. Puisque tu ne trouves, en toi-même, rien qui le confirme à priori.
Ne te plains pas de tes blessures, même quand tu ne les mérite pas. Ton cœur mille fois fracturé... est la preuve vivante qu'il est dur comme la pierre. L'une et l'autre te sont nécessaires: ta force et ta faiblesse. La vie est leur équilibre qui se construit.
Ne t'agites plus vainement. Le temps est une araignée qui tisse sa toile à la perfection. tu n'y échappes pas, mais tu as le loisir de ne pas pourrir si tu persévère à aimer.
Ton corps est toujours nu. Les vêtements le cachent à autrui, jamais à lui même. L'âme aussi est toujours nue, mais c'est ton esprit menteur qui la cache à elle-même.
Il te faut, pourtant, toujours porter en toi la nostalgie du pays perdu. Refuser les compromissions et ne pas oublier. Ce pays perdu n'est autre que l'âme éternelle qui sommeille en toi. Il n'y en a pas d'autre.
Souris car ton sourire est beau. Le sourire le plus beau est celui des gens tristes. Il recèle souvent une sorte de dignité, d'élévation, de douceur, de mystère... La confirmation secrète que l'on peut vaincre le néant.
Ne fuis pas. Ne dors jamais avant que tu n'aies cueilli les fruits de ta nuit.
Voilà,... maintenant, tu peux dormir.</blockquote>
Possession
L'âme est vaste, mais tu ne peux pourtant rien mettre dedans.Le vide ne se remplit pas.
Tout ce que tu possèdes, ne serait-ce que l'idée de posséder, est de trop.
****
Reposes tes mains de tenir ce qui, absurdement, les fatigue
Laisse les caresser le visage de l'univers.</blockquote>
jeudi 23 juin 2011
Roi
Il était roi de lui-même mais se tenait seul...Échec...
Personne ne peut imaginer sa détresse, quand il n'avait plus où aller sur les carreaux de l'échiquier.
A l'avant, la lucidité élèvait le mur de la réalité, A l'arrière, l'amour lui niait tout retour au néant.
Et Mat.
Sa vie a commencé quand il a abdiqué.</blockquote>
mercredi 22 juin 2011
Ordinaire
C'est un homme ordinaire...qui n'a jamais cru aux grandes foutaises qu'inventent les hommes: La religion, la politique, le progrès...
Mais qui a toujours cru en ce que disait le bruissement des feuilles quand soufflait le vent,
ce que disait la solitude des étoiles quand tombait la nuit et ce que chantaient les oiseaux à l'aurore le lendemain.
C'est un homme ordinaire qui s'en va. Ses blessures ne sont pas héroïques, mais elles on été quotidiennes
Il a résisté autant qu'il a pu...
Il connait déjà son épitaphe: Un de moins.</blockquote>
samedi 18 juin 2011
Les habitants du ciel
Nous n'habitons pas la Terre. Nous habitons le ciel. Littéralement.Mais un mauvais jeu de langage nous empêche de le saisir. Nous nous disons Habitants de la Terre, alors qu'elle n'existe réellement que sous nous pieds.
Il n'y a pas de ciel ou l'on monte. Nous y sommes déjà. Seul, à l'instant de l'ensevelissement, nous revenons à la Terre. Et là commence la vie souterraine de l'âme, cette âme qui ne parvient pas à se détacher de son contenant et de se prendre pour sa forme. Certains ont appelé cela l'enfer.
Le paradis serait que la conscience demeure définitivement là où elle est maintenant. Pour cela, il faudra qu'elle accepte de cesser d'appartenir à quelqu'un. Qu'elle habite, dès maintenant, et littéralement, dans l'espace infini qui s'offre à ses yeux.</blockquote>
