Le mystère est entier! Personne n'a jamais su trouverle sentier du nom d'un homme dans le cœur d'une femme</blockquote>
vendredi 31 décembre 2010
Chemin
vendredi 24 décembre 2010
Memento mori
Hier, j'ai cru entendre le rire du temps.Hier, j'ai cru me l'entendre dire :
Regarde bien tes poings serrés et dis moi mon enfant: Qu'est ce cela que tu penses y tenir si fermement? Y tiendrais-tu les étoiles qui manqueraient au ciel?
Ne vois tu pas que tes mains sont aussi vides que le jour où tu es né et que ton souffle n'est qu'une brume éphémère, un soupir qui blanchit à mon contact, une buée sur la fenêtre de l'inconnu ?
Le peu que tu sais n'est que de la poussière et la poussière ne sert qu'à salir la fenêtre par laquelle l'homme entrevoit la vie.
Que ton silence demeure pour que les vitres restent propres quand s'effacera la buée.
Respire seulement et accorde ton souffle au mien
Respire seulement, juste assez pour chauffer les mains de ton cœur; ton vieux cœur qui rentre chez lui par le sentier du vide.
...
Hier, j'ai cru entendre le temps me dire: L'homme est seul et finit par mourir.
jeudi 23 décembre 2010
Les fleurs
Imaginez que les fleurs ne s'ouvraient que parce qu'elles avaient leurs propres idées de la beauté des couleurs et de la grâce des parfums.Les tulipes jugeront que les lilas se trompent, les violettes estimeront que les roses ont failli, et les orchidées seront toujours menacés par les azalées.
Il s'en suivrait sans doute une désastreuse guerre florale !
A la fin, Les fleurs s'entretueraient; et il ne resterait aux abeilles que l'herbe; elles qui savent qu'on ne fait le meilleur miel qu'en butinant le nectar de mille et une diverses fleurs.
...
Heureusement que ce n'est qu'une vue de l'esprit...
Les fleurs n'ont aucune idée de la beauté. Elles sont fleurs sans plus; et c'est pour cela qu'elles sont belles.
Il en va de même pour la vérité des hommes: ne la détiennent, en réalité, que ceux qui la vivent, mais qui n'en savent rien.</blockquote>
mercredi 22 décembre 2010
Demain à l'aube
Dormir et promettre à ses yeux : Demain à l'aube, je vous montre un lever de soleil. -- Le regard ne se lave qu'à la lumière banale du jour--Dormir et promettre à ses oreilles: Demain à l'aube, je vous fais écouter le chant d'un merle.
-- L'ouïe ne se lave qu'au chant insignifiant d'un oiseau--Demain à l'aube. En buvant mon café, devant la fenêtre.</blockquote>
mardi 21 décembre 2010
Rouge-gorge
Écrire c'est, à travers les mots, mimer l'authentique chant d'un Rouge-gorge s'invitant aux parcs déserts pour égayer la solitude de quelques amis...ou la sienne propre.</blockquote>
lundi 20 décembre 2010
à la dérive
Ne rame plus, marin! Ta barque est irrémédiablement à la dérive; et ramer n'y change rien.Laisse le vent décider de ton odyssée; et ne t'inquiète plus pour ta destination, la mer, in fine, te ramènera à l'île de la royauté.
Toi maintenant, lève tes yeux et regarde l'horizon qui, même si tu ne l'atteins jamais, seul, peut te donner l'occasion d'admirer le sublime flamboiement du crépuscule.</blockquote>
dimanche 19 décembre 2010
"Tunisie de la grâce" de Jean-El-Mouhoub-Amrouche
« …Et la Grâce plus belle encore que la beauté » Terre de lumière terre de l’homme en son jour je te célèbre je te révèle je te sacre en t’imposant comme une couronne mystique ce nom Terre de la Grâce.Je ne chanterai pas l’arabesque la couleur ni le monument d’or ancien mais une forme de vie simple à ras de plaine et de mer sous le soleil mais le geste et la parole ordinaires vifs et affleurant des plus vieux âges mais la gloire sublime et pauvre de l’homme en la stature naïve et souveraine qu’il reçoit de toi Terre de l’homme en son jour.
Soit ma parole sans apprêt vêtue de jour et d’ombre purs pour la prière et le salut. et soient éteints les plus grands feux afin que brûle seul sous la cendre des siècles l’amour secret humble nu
En une île de palmes et d’eaux vives un homme aveugle et retranché psalmodiait la plainte humaine je les ai connus ils m’ont connu ils m’ont reconnus à cause du visage de Dieu Ainsi chante à bout de misère l’Espérance qui ne fonde pas l’homme sur l’homme.
Le visage nul ne le voit mais sa lumière forme ce monde comme un poème le plus beau O Présence présence de l’Unique dans le Rien.
A d’autres terres des hommes Lucifer et l’Esprit violent Prométhée avec le fer et le feu dans son poignet A d’autres terres l’immensité continentale le limon et la forêt franche plus profonds que l’océan et les rivières embourgeoisées avec les fleuves impériaux.
A toi la mesure du cœur le rire expirant en sourire perdu et la distance intérieure où l’esprit se retrempe en sa source d’enfance. Ta gloire passe toute gloire et ta grandeur toute grandeur temporelle car tu as charge de l’homme.
Jeune femme en trône sur la mer sise à la croix des cours éternels Amphore de glaise vulgaire mais par Dieu même pétrie d’huile essentielle et de soleil tournée au galbe canonique dont toute forme belle est l’écho le premier Souffle en toi continu vibre encore des promesses de la Genèse.
Tu es chaste en ta perfection dure à défendre ton secret mais suave en tes paroles et débonnaire naïves en tes ruses et fraîche comme la chute du soir au désert ouverte à tous les vents comme la rose et comme une maison sans maître.
Qui passe ton seuil reçoit des anges épars la science informulée des hautes Convenances. Qui t’as vu une fois t’embrasse pour toujours dans son regard et te contient toute entière dans son cœur comme l’épouse de son destin Que d’autres pour ton louage hissent en triomphe le grand pavois des vocables de cérémonie. Mais plus belle liturgie veut être ainsi la plus pauvre formée de mots orphelins a qui tu donnes une patrie les mots ouvriers de l’âme l’encens des formules communes mais sous ton ciel dans ta lumière ils retrouvent la frappe et le vif de l‘innocence.
Peuple de ce jour et de demain Peuple de très haute ascendance Chacun de tes hommes est comme le monument de lui-même.
Je sais les anciens temples d’or et de miel et les temples d’Islam sculptés dans la matière du jour mais pour ma prière je ne veux point d’autres parvis que tes plaines de cendre rose ni d’autel que les montagnes d’opale de lapis et d’hyacinthe dans la distance où l’homme perdu noyé de misère rejoint son essence qui est souffle pur et sa patrie l’œil de Dieu pleuvant en lumière au cœur de l’abandonnement.
Ces champs de paix où les tombes comme des fleurs blanches et bleues parmi les herbes où le sable déclinant vers la mer naissent puis lentement s’effacent et se fondent au sable rien ne marque leur borne…
Ici le geste humain est tel que d’une danse De tous connue et pratiquée par un savoir très ancien. Sa marque distinctive se transmet d’âge en âge en un ordre sacré qui scelle le nom d’homme : KOUN RAJEL.* Ainsi l’homme arrivé pousse l’enfant vers l’homme désignant l’origine et l’horizon.
Au vif d’un temps de fer ou Caïn forge sa revanche dans le déhalement des mers et des continents voici les chants profonds des descendants d’Abel. Au cœur de ce jour neuf de temps ancien reste vivant Seigneur et frère au nom de Dieu est l’Etranger Le maître sur son seuil tel un prêtre à l’autel s’incline pour l’accueil et le baiser de la paix.
Dans ce recoin de l’ombre où ma mémoire est prise un enfant m’attendait il ne me reconnaît pas. Moi je le reconnais au puits de son regard terrible en sa douceur d’étoile palpitante immobile sur l’horizon du temps profond.
Que dira l’homme d’âge ployant sous des images pour lui seul sacrées et pour lui seul surgies de la mer des jours morts à la mort arrachée par poignées dans le désir et le regret.
Le vent m’emporte avec le sable sans retour mais les lieux absolus où réside à jamais l’ombre de mon enfance bravent le temps rongeur tant qu’un mur blanc marque d’un signe pur la couture insensible qui lie la terre au ciel et la ville vivante avec le champ des morts.
Très loin dans la distance je vois ces cités saintes formées de blocs de jours maçonnées de nuit pure tant d’oiseaux et d’enfants piaillent parmi les fruits le front taurin d’une marée d’hommes en marche tournant le dos aux nostalgies des temps anciens. Ont-ils rompu le Sceau brisé la Loi secrète et noyé l’Arche antique ou la forme de l’homme comme graine première et semence éternelle préfigurait le pas et l’ordre et l’aventure même de tout enfant né sous ce ciel.
Que la mer monte et le printemps vers l’avenir. Mais le ciel en ce lieu conjurant tout désastre conciliera la loi des anciens sanctuaires avec les jeux nouveaux du compas et du plomb.
Les fleurs d’acier et les fleurs de verre et les constellations profanes au long des plages vous mangeront déserts steppes et plaines et vous jardins étagés sur la mer occultant Betelgueuse, Sirius et Rigel.
Nous passons, nous sommes passés, et nos pas sont effacés Restent seuls quelques signes ineffaçables que je trace en pleurant dans un lieu innommé.</blockquote>
samedi 18 décembre 2010
De la séparation à l'unité
Je me tiens dans ma chambre et d’abord je me tais
Je commence par déposer mes armes Je rends tout à la terre et redeviens ignorant.
Je rentre chez moi.
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J'avance, sans artifices désormais, sur un sentier sinueux qui n'est dessiné sur aucune carteet à mesure que j'avance, des bruits de fête autour de la demeure où se repose mon cœur se font de plus en plus proches
Les voix sont miennes mais je ne les entends que confusément
Tout au plus, je reconnais les échos de leurs prières chez quelques poètes.
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Le voyage est encore long.</blockquote>
vendredi 17 décembre 2010
hic & nunc
Puisque nous avions vaincu l'illusoire succession des jours et des nuitspour ne vivre désormais que d'instants volés
voici l'espace qui nous accueille, nous, les ignares sans demeure;
et le temps qui nous laisse partir, nous, les prisonniers inquiets.
Hic & nunc ; ni mémoire, ni désirJuste l'humble soutien d'un brin d'herbe pour nous enseigner la verticalité
et le survol désinvolte d'une mouette d'été pour nous enseigner le vol plané</blockquote>
jeudi 16 décembre 2010
Ce qu'il y a
Ce parfum insaisi ce chant enfoui ce tableau inaboutice silence intenable
ne sont ni en moi ni en elle
ils ne sont qu'errance dans l'intervalle qui nous sépare.
Il n'y a que la peine inabolie
de l'irradiante solitude.</blockquote>
Distance
Entre l'astre le plus lointain et moiune distance, inimaginable, reste encore
et pourtant
l'étoile est plus proche que toi
qui à mes côtés ne me voit pas.
La distance est une fausse mesure il y a des liens et il y a des murs.
le lointain m'écoute et le prochain m'ignore
et moi, qui entre les deux me déchire,
panse la blessure en écrivant la nuit.</blockquote>
Mémoire
Le jour est à peine écrit... et voilà bientôt qu'il s'achève.C'est le temps qui s'en va, sans égard ni pour nous, ni pour personne;
quand bien même la nostalgie de l'aube naissante habite encore nos yeux.
...
Seul le souvenir résiste
telle une stèle érigée en mémoire aux songes égarés et aux amours inaccessibles.
Et ses ruines sont notre demeure pendant que tourne le monde.
...
L'ombre avance
Et dans la cheminée il y a ce matin qui brûle
et nos mots qui partent en fumée en attendant l'extrême exigence nocturne.</blockquote>
dimanche 12 décembre 2010
réminiscence
Fiat lux! une source de lumière jaillit et éclaire mon âme, j’entends la musique des origines et je souris… …même si ici bas, des fois encore, il arrive que j’oublie d’accorder mon âme et mon corps et que le sourire quelques matins peut quitter mes lèvres…
je sais qu’au delà de tout possible désespoir, subsistera toujours en moi un inépuisable fonds de joie,
souvenir d’un immémorial temps, réminiscence de la première partition
du temps où je ne fus... qu'une note de musique.</blockquote>
En écoutant Chopin
Tu joues la Marche funèbre de Chopin dans le hall bourdonnant d'une gare bondéeMais personne n'écoute...ou très peu
Ce n'est rien...
apprends à oublier le sursaut de ton cri même si ta voix force ta bouche
et laisse le vent effacer le pauvre rêve que tu as créé
il en restera sans doute le parfum... et des ondes aux fins fonds de quelques âmes.</blockquote>
vendredi 10 décembre 2010
L'escalier
Au moment même de mettre le pied sur la trentième marche, il eût un léger doute. Il ne savait plus s'il était en train de monter ou s'il était en train de descendre....
A priori, tout indiquait qu'il montait.
L'orientation de son corps, le mouvement qu'il avait esquissé, la logique de l'escalier, sa propre intention une seconde avant de douter,...Tout indiquait qu'il était bien en train de monter.
Mais il lui manquait encore quelque chose pour s'en convaincre totalement: il lui manquait de s'assurer qu'il était bien en bas, qu'il avait parcouru du chemin pour arriver à cette marche.
Le seul souci, c'était qu'il n'arrivait absolument pas à s'en souvenir.
Il était même presque sûr qu'il n'avait jamais été ailleurs que devant cette marche; celle qu'il croyait, quelques instants auparavant, la trentième d'un escalier qui monte.
...
Il sait maintenant quasi-certainement qu'il n'est ni en train de monter ni en train de descendre. Il est juste devant une marche qui n'est ni le début ni la fin de rien. Elle ne suit aucune autre, et n'est suivie d'aucune autre.
Était-il, depuis tout ce temps, en train de répéter indéfiniment un même geste? un geste qui lui donnait l'impression de monter mais qui en réalité était l'éternel recommencement de la même marche?
Un immense vertige s'empare de lui. Jusqu'à en trembler.
Il était là comme un acrobate nu, un équilibriste sur le vide, en suspens devant un abîme.
Et Il ne savait plus quoi faire.
...
Croire à la logique de l'escalier? Mais l'escalier n'a pas de logique. C'était lui qui avait une logique, c'était lui qui montait ou descendait. Que vaut-elle maintenant qu'il ne sait plus?
Attendre que quelqu'un passe à ses côtés pour lui demander ce qu'il devait faire? Mais que pouvait-il en savoir de plus cet autre? et à propos de quoi? à propos de la marche d'un escalier qui ne monte pas ?
Douter de son propre doute et faire confiance à son intention de "monter"? Mais que vaut son intention maintenant qu'il ne sait plus? Son intention peut-elle demeurer aveugle de ce qu'il fait réellement? ...
Il ne lui restait qu'une seule alternative viable : Accepter de remonter indéfiniment l'unique marche...et entretemps, traduire en arabe les trente huit mille vers du Don Juan de Lord Byron.
jeudi 9 décembre 2010
Taxidermie
Poésie.... Taxidermie des instants perdus. Peaux de silences empaillées de mots.Collections de fulgurances du muséum d'histoire musicale de la pensée.
Poète... Conservateur d'essentiel.
mercredi 8 décembre 2010
Chasse
Mes cinq sens guettent le moindre mouvementd'un oiseau rare appelé "amour" que ne chassent que les nobles d'esprit.
et que je chasse. Noblesse oblige.
Oiseau hybride entre le sexe physique et l'amour mystique.
Incessante réincarnation d'Eros, sans cesse tué une première fois par la morale des pharisiens puis une deuxième par la médiocrité des vulgaires.
C'est un oiseau alchimique un oiseau qui navigue au plus haut des cieux.
Il est le temps éclairé par la jouissance de deux corps amoureux. Corps qui ne préexistent pas à la rencontre,
mais qui, dans leur étreinte, existent désormais et marchent ensemble vers leur mort inexorable.
Et pour le trouver, ce oiseau, il faut aimer la vie;
il faut être libre, il faut être noble, ...et il faut avoir des ailes pour chercher la beauté là où elle vole.
Pour lui, je me fais aigle.
---
Mon désir pour toi, Femme, naît de l'insondable nuit d'où je suis sorti et que je porte toujours en moi.
Ta chair éclaire ce néant.
et le paradis est une région de l'univers où tu as marché nue.
Ta chair éclaire cet univers.
Et ma vie future sont tes yeux
où je déchiffre le mystère spirituel de la chair quand tu jouis et l'éclat charnel de ton âme quand tu me souris.
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Mon amour...
Attends moi un peu...
Je dois encore allonger quelques instants la nuit première car mon désir est encore la matière de mon poème.
Le fauve ne doit pas être désaltéré tout de suite et le saut iliaque ne doit pas être pas achevé en une seule nuit.
Languis de moi un instant... Je n'en ai plus pour longtemps... avec ce poème.</blockquote>
mardi 7 décembre 2010
Souliers
Examine.Lis tes pas sur l'eau mais ne retiens pas les mots
les mots ne sont que des souliers et ce sont tes pieds qui marchent.
Sens.</blockquote>
Les mots menteurs
Il n'est vraique le sol humide et le concert des crapauds
les feuilles vertes et les lucioles phosphorescentes.
Ils ne disent jamais rien, mais ils existent plus fort que nous.
Quand allons nous comprendre nous les raconteurs,
que les mots mentent ...
et que la paix est végétale?</blockquote>
Goutte de rosée
Chaque goutte de rosée est une promesse qui s'impatiente Elle, qui ne voudrait après l'allégresse matinale qu'accompagner un soleil qui monte... ... et s'évaporer
dimanche 5 décembre 2010
Demi Sommeil
Qu'il est bon de profiter, en toute conscience, de sa léthargie.les yeux mi-clos et le sourire en coin
Et la vie qui s'en va ... dans le consentement.
Droit dans les yeux
L'infini, droit dans les yeux, me regarde... et me nargue: "N'auras-tu donc jamais, le cœur assez grand pour que j'y entre?"
samedi 4 décembre 2010
Feu doux
Ton courage, à deux mains, tu l'étouffespour ne plus jamais culpabiliser de la lâcheté de ne pas être libre;
et vivre sereinement ta compromission avec les cannibales, mangeurs de dignité humaine.
...
Tu as peur d'eux mais c'est ta peur qui te mange.
...
Ne te reste maintenant qu'à croire en Dieu ou tomber amoureux
pour oublier -mais tu ne l'oublieras pas-
que tes os se dissoudront quand-même dans l'acide de ton effroi.
...
cède mon ami, ne résiste plus
et ais au moins l'obligeance d'apprécier la douceur du feu,
où tu te fais cuire par ce monde anthropophage.</blockquote>
Dehors, Dedans
Il pleut dehorsun fracas, un soupir une ombre qui passe
et le nuage noir qui traverse...
et l'averse
qui vient nettoyer le sol
de la pourriture de tout un jour de faux-soleil.
...
Il pleut dehors et le son de la pluie sur la vitre
qui résonne
et me rappelle qu'il pleut dedans aussi
une averse de larmes - toutes retenues -
qui se mélangent à mon sang et parcourent, contre mon gré, mes veines
- je nettoie moi aussi mon sol de la souillure de toutes mes abdications -
...
Il pleut dehors
et c'est ma chambre qui s'innonde
d'une eau bleue et fine venue d'un pays lointain
d'un eden perdu
ou je ne suis jamais allé mais que je visite souvent
...
Ah! il pleut dedans
de la musique encore, de la musique !
il y a encore de la vie! il y a encore de la beauté en ce monde!</blockquote>
Aphrodite
Aphrodite callipyge qui se déhanche devant mes yeux- le sens tu mon regard si lourd qui pèse sur ta croupe ?-
Tu le sais, certes! les femmes savent quand on les regarde!
...
et non, je n'y résiste pas forcément mais sublimant, quand tu te retournes,
mon ardeur ithyphallique dans un hymne à la beauté de ton visageje te dis, en regardant tes lèvres : "Mais...Vous avez de très beaux yeux madame"
...
je ne mens pas à propos de tes yeux
mais il est que ...
enfin...
j'avais omis de te dire
...
je pense que vais l'écrire - c'est mieux- :
Gloire à celui qui en toi dit toute la vérité du monde.</blockquote>
vendredi 3 décembre 2010
A l'arrêt
Âme prudentequi est allée trop loin dans l'art de la mesure,
n'avance plus,
s'assied et regarde le temps passer.
sous un arbre dont l'ombre ne l'atteint plus.</blockquote>
jeudi 2 décembre 2010
Silence
Des mots d'ivoire,de nuit,
s'égrènant
à travers les interstices du silence
un
à
un
comme les perles d'un chapelet de prières qui, sans bruit,
tombent,
dans le vide.
---
Le poète, pourtant
écoute
et patiemment,
les recueille dans le creux de ses mains,
et arrose avec, la parole
qu'il cultive
aux abords de son cœur ému.</blockquote>