Hier, j'ai cru entendre le rire du temps.Hier, j'ai cru me l'entendre dire :
Regarde bien tes poings serrés et dis moi mon enfant: Qu'est ce cela que tu penses y tenir si fermement? Y tiendrais-tu les étoiles qui manqueraient au ciel?
Ne vois tu pas que tes mains sont aussi vides que le jour où tu es né et que ton souffle n'est qu'une brume éphémère, un soupir qui blanchit à mon contact, une buée sur la fenêtre de l'inconnu ?
Le peu que tu sais n'est que de la poussière et la poussière ne sert qu'à salir la fenêtre par laquelle l'homme entrevoit la vie.
Que ton silence demeure pour que les vitres restent propres quand s'effacera la buée.
Respire seulement et accorde ton souffle au mien
Respire seulement, juste assez pour chauffer les mains de ton cœur; ton vieux cœur qui rentre chez lui par le sentier du vide.
...
Hier, j'ai cru entendre le temps me dire: L'homme est seul et finit par mourir.
vendredi 24 décembre 2010
Memento mori
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