Le propre d'un secret est non qu'il ne se dise pas, mais qu'il soit véridique. sinon, il ne serait pas caché--
Quelle est minuscule cette île, où tu te tiens debout...
sur un seul pied;
une plume dans la main. la mer pour encre, et le sable pour parchemin.
Es tu obligé d'écrire?
--
Les gens écrivent des S.O.S en lettres capitales.
Toi, transcrit en lettres minuscules
la parole qui te peuple, quand les cordes du silence vibrent au débattement de tes secrets,
C'est là ton unique témoignage, et il sera vrai.
--
En attendant que repasse, la rumeur universelle qui a un instant précédé la mer;
laisse trois points de suspension succéder à ton texte, en souvenir des trois points qui ont précédé le verbe...
Le désir qui illumine ta perception n'est que le second terme d'une métaphore tronquée, qui, hélas, te durera.</blockquote>
jeudi 30 septembre 2010
Le secret
mercredi 29 septembre 2010
une étrange paix
Descendre au fonds de mon cœur et en extirper la douleur de ton absence;à mains nues, avec les dents, ... avec acharnement ... jusqu'à la déraciner...
Je ne sais même pas où la trouver, et je ne suis pas, hélas, assez méchant pour l'humilier par un haussement d'épaules indifférent.
Mais je dois descendre...
Je dois y aller parce que je cherche une étrange paix; une paix, qui ne pénètre le cœur qu'à travers ses plaies.</blockquote>
lundi 27 septembre 2010
La terre tourne
Au point aveugle où se tient la vie, tout est question de perspective. La pente ni s'élève ni descend; Il n'y a que n'allons pas tous dans la même direction.****
La terre tourne Les hommes s'activent, et les évènement se multiplient.
On appelle cela l'actualité; c'est sympathique, c'est encourageant;
mais j'ai choisi de ne plus me soucier de l'éphémère. et de ne m'en tenir qu'à ce qui reste.
Et qu'est-ce cela qui reste?
rien. Il ne reste rien.
--
La terre ne tourne plus c'est moi qui tourne.
J'ai dix mille ans, et je suis né ce matin.</blockquote>
dimanche 26 septembre 2010
Le radeau
La terre d'un poète est faite de sables mouvants; il tire un pied...et l'autre s'enfonce. Il ne s'en inquiète plus, depuis qu'il appelle cela marcher.****
Si j'avais le choix, j'arrêterais d'écrire;
parce qu'écrire me prive de nourriture, de sommeil et peut-être même d'amour.
je sais qu'écrire, c'est mourir; mais je ne m'en inquiète plus outre mesure, depuis que j'appelle vivre,"mourir en l'écrivant". --Témoin de la vie qui s'enfuit,
j'enregistre le siècle qui passe pour le siècle qui vient.
Et même si je sais que demain,
je serais comme ce vieil arbre, un tronc mort qu'on trouve sur la plage après un violent orage d'octobre,
blessé, sec et sénescent.
Je me dis qu'importe!
Comme ce tronc d'arbre qui, témoin de l'amour éternel de deux tourtereaux, en garde la trace sur son écorce: deux initiales, une flèche et un cœur.Je serai le témoin de mon existence,
et sur mon corps, vous retrouverez aussi les traces d'une gravure: mon initiale, celle de la vie et un poème.---
Je voulais me retenir,
et faire comme les poètes de la concision, ceux qui n'écrivent qu'un poème par année et un seul mot à chaque ligne.
je voulais partir au désert pour apprécier la moindre goutte d'eau;
me voilà sous le déluge comme si un vieux barrage avait craqué
les mots me submergent, et tout ce qu'ils charrient de douleur aussi.
mon péril n'est plus de mourir de soif, mais de me noyer.
Aimer est mon seul radeau La vie est ma seule île.
samedi 25 septembre 2010
Un clown est toujours triste
Le soleil ne connait pas la nuit, et il n'a que mes yeux pour voir. Je n'ai jamais vu le soleil mais je peux lui dire ce qu'est l'ombre.****
Je ne me connais pas
Je me regarde dans un miroir mais je ne vois que mes masques
et mes masques me masquent... à celui qui, en moi, veut savoir
La lumière s'essouffle et je veux fermer les yeux,
mais je crains de ne plus rien voir;
alors comme les clowns, j'invente un autre masque histoire de voir un nouveau visage
et je me dis: "Pour quelques jours..."--
Je suis un clown fatigué de ses masques.
je veux savoir ce qu'il y a sous mon rire, et ce qu'il y a sous mon maquillage.
Donnes moi tes yeux, je suis un clown aveugle.
Aimes-moi, que je puisse me voir.</blockquote>
jeudi 23 septembre 2010
Expérience
Il est des instants comme celui-là, très courts et très rares, ou l'on saisit une étincelle entre ses mains ...où le temps s'arrête et l'on peut percevoir en l'espace d'une seconde le début, la fin et toute la durée qui les sépare
où l'espace se réduit et l'on peut embrasser le temps d'un seul regard le ciel, la mer et toute la terre qui les sépare
où l'on peut marcher sur l'horizon et comprendre comment nagent les poissons et comment brillent les étoiles
où l'on peut parcourir le monde et comprendre comment éclosent les roses et comment meurent les volcans
et l'on voit réunis devant ses yeux tous les destins des hommes, et l'on comprend pourquoi la joie et pourquoi la douleur.
Puis on oublie tout. Puis on accepte la vie et puis on sourit.</blockquote>
Les métiers
L'apiculteurL'enfant n'apprend en vérité à parler que pour arriver un jour à se taire; un jour quand la fleur du silence aura éclos dans le jardin de son cœur.
Devenu apiculteur, il saura que le nom du miel que l'on tire de cette fleur ne se dit pas.--
Le tisserandL'enfant n'apprend en vérité à ouvrir les yeux que pour arriver un jour à les fermer; un jour quand la beauté sera l'unique couleur des rêves qu'il tisse dans son sommeil.
Devenu tisserand, il saura habiller l'obscurité environnante par des étoffes filées dans la lumière.--
Le potierL'enfant n'apprend en vérité à réfléchir que pour arriver un jour à se fier à son intuition; un jour quand les mystères déborderont des amphores de son savoir.
Devenu potier, il saura que l'infini ne peut être entreposé dans des vases en porcelaine.--
L'agriculteurL'enfant n'apprend en vérité à marcher que pour arriver un jour à marcher la tête haute; un jour quand tout autour de lui, les dos ploieront sous le joug des tyrans.
Devenu agriculteur, il saura que la liberté est sa seule terre et qu'elle ne se vend ni s'achète.
lundi 20 septembre 2010
Mon adresse
Les inconsolés se croisent, nombreux; et personne ne peut aider personne. A chacun suffit sa propre peine se disent-ils tristes,...puis se quittent.Je ne peux les aider non plus; le prestige du malheur est une médaille d'anciens poètes.
Au mieux, je leur ouvre les portes de ma demeure, l'humble maison d'un ancien confesseur.
Mais ne viennent chez moi que ceux qui quittent les cimetières des jours perdus et les rêves des jours à venir.
Pour me trouver, ils auront pris le chemin de la vie, et se seraient arrêtés à la demeure de la joie.
Elle est sans extravagance aucune, et il n' y a aucune fête.
je n'y offre rien à part le présent...et quelques notes de musique.</blockquote>
dimanche 19 septembre 2010
Traduction
Je n'ai qu'un cahier à une seule feuille et il n'y a que ma réponse à un unique exercice:"Tu es. Traduis"
Sur le recto, il y a des tentatives en beaucoup de langues ...et des ratures.Sur le verso, il n'y a rien. Juste une note de bas de page qui ne renvoie à rien de vraiment précis.
J'y écris avec un crayon de couleur:"ma vie est merveilleuse".
--
Je laisse le cahier et je sors à la cour de récréation,Un peu à l'écart, je regarde les autres enfants jouer. Ils sautent, ils crient, ils se disputent
Je leur renvoie la balle de temps en temps.
--
La récréation dure. Je suis assis à la même cour, et je m'amuse à écrire des poèmes.</blockquote>
vendredi 17 septembre 2010
comme un magritte
Je ne suis rien,je suis comme ce tableau de Magritte,juste une silhouette découpée dans le rideau de la conscience,--Je ne suis rien,mais vous devez regarder à travers moisi vous voulez voir le monde,--Je ne suis rien,mais je ne peux pas disparaitre;vous effaceriez les couleurs, je serai le blanc qui reste.
mardi 14 septembre 2010
إمرأة خفية
جلست إلى الطاولة بهدوئها المعتاد.
طلبت عصير برتقال و إنتظرت.
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عيناها تجولان المكان : السقف، النادل، الحرفاء اللذين يقهقهون بجانبها...
تقاطع ساقيها تحت فستانها الأحمر و عطرها الربيعي الخفيف يعطيانها إرتياح ملاك رباني يعلم أن الساعة آتية لا محالة.
تضع كاسها وترفع يديها لتصفف شعرها بحركة خفيفة لكنها تضع فيها كل ما تملك من أنوثة، ثم تنظر خلفها كما لو كانت تبحث عن شي ما ... أو هي لا تبحث عن شي...
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الحرفاء يختلطون...لهو، مجون،...الرجال يغازلون بعض الفتيات... فتيات نصف عاريات..الكل يضحك...
...ولا أحد يلتفت إليها... لا نظرة و لا إبتسامة.
جميلة هي رغم ذلك، وجسدها تحت فستانها، يوحي بالاغراء...
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تتخيل أن احدهم يقترب منها، يدعوها إلى كاس. سيتحدثان عن الفن، عن الأدب، عن السياسة، عن الكتب والموسيقى، ثم يخرجان من المقهى للمشي بعض الوقت في هذا الطقس الجميل. يقترح عليها أن يقلها إلى بيتها. ستقبل. و قبل أن تصعد إلى شقتها...سيمسكها و يحاول تقبيلها. لن ترفض.
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الضجيج المحيط بها يعيدها إلى الواقع. تريد أن تطلب كاس عصير أخر لكن حتى النادل لا يسمعها.
تلملم أدباشها وتهم بالخروج. في طريقها إلى الباب...تذهب إلى بيت الراحة...
رواق ضيق ومظلم بعض الشي..لا يهم
في أخر الرواق، تعترضها يد ذكورية . أحد الزبائن : أخرق، فض، ليس حتى وسيماً...رائحته عرق و شراب... ينظر إليها بشهوة:
- لوحدك أنت أيتها الجميلة؟
--
تنظر إليه ولا تعرف ماذا ترد، سكران لن يستطيع حتى الوقوف لو دفعته باصبعها.
لكن كل ما يخطر ببالها في تلك اللحظة هو أن يغلق الباب وراءها، أن ينزع عنها فستانها اللعين و أن ياخذها من الخلف بكل ما يملك من طاقة ...بعنف إن أراد. لن ترفض.
لثوان، تغلق عينيها و تتخيل..
--
صوت جاف سرعان ما يقطع عنها خيالها
الرجل على الأرض و- أحد الزبائن المحترمين ينظر إليها:
- لا تقلقي سيدتي، هذا الأخرق لن يقلقك بعد الأن.
يحييها بلطف و يخرج...
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تخرج وراءه و كأن في عينيها بعض الحزن. في طريقها إلى البيت تحس بغصة في حلقها. اليوم كبقية الأيام الاخرين...اليوم أيضا لن تعرف اللذة...اليوم أيضا، لن تحب أحداً و لن يحبها أحد
...جميلة هي رغم ذلك، وجسدها تحت فستانها، يوحي بالاغراء
--
تصل إلى شقتها. لا تريد أن تأكل شيئا.
تنزع فستانها بسرعة و تأوي إلى فراشها.
يداها تجولان جسدها...
أ ترفض لنفسها في الحقيقة، ما لم ترفضه لرجل لا تعرفه في خيالها؟
...
ليس اليوم... ليس اليوم
جميلة هي رغم ذلك، وجسدها تحت غطائها، يوحي بالاغراء...
lundi 13 septembre 2010
Mes fleurs de jasmin
Mahmoud Darwich chantait la Palestine.une Palestine plus vraie que nature.Un pays qui n'existait pas sur le solmais existait dans son cœur;Et Darwich était palestinien.--Il écrivait en arabe,mais ce n'était pas parce qu'il écrivait en arabequ'on le savait palestinien;mais parce que ses poèmes avaientl'âme palestinienne.Il les aurait écrit en hébreu,ils seraient toujours palestiniens!********J'écris en françaisla langue de ma culture,la langue de mes lectures,la langue de ma tête;--la langue de mon exill'exil dans mon propre pays.--J'écris en Français,parce que je ne sais pas écrire dans une autre langue;mais je ne suis pas français,je suis tunisien.--La Tunisie est un beau petit pays de la méditerranéeau nord de l'Afriqueau Sud de Parisà l'ouest de la Mecqueà l'est de New Yorkau nord du pôle sudau sud du pôle nord.******Je devise sur l'amour Dieu et les hommesavec le vocabulaire français,mais mes poèmes ne sont pas françaiset pas encore tunisiens;même si je les aurais écris en arabe,ils ne seraient pas encore tunisiens.--Ce que j'écris ici et làn'a pas suffisamment l'âme de mon pays,elle n'est pas française non plus;ni allemande, ni porto-ricaine,ni syrienne ni sud-africaine, ni rien du tout, je veux juste qu'elle soit tunisienne-- et je ne peux pas et je ne veux pas écrire en arabe ou en dialectal; je les parle et écrit parfaitement pourtant, mais je ne pourrais pas m'y exprimer clairement.Je sais écrire en françaismais comment écrire en français que je suis Tunisien?******Aujourd’hui,je ne suis d'aucune raceje ne suis d'aucune religionje ne suis d'aucune langue-- je suis berbère arabe turc français et citoyen du mondeje suis musulman chrétien juif bouddhiste et athée,je parle arabe français anglais allemand et espagnol, je lis Nietzsche et Ibn Arabi et écoute Mozart et Lady Gaga, je porte des djeans américains et mange des pizzas italiennes et je bois le thé vert à la menthe après avoir mangé du couscous.--et je ne veux pas changer;mais je veux aussi dire et écrire autre chose :Je suis Tunisien.********Mon pays existe sur le soldepuis longtemps, depuis toujours;mais dans mon cœur, je n'y habite pas encore assez.--Je n'ai jamais quitté son territoire;je connais de lui ce que ne connaissent pas les touristes,J'en connais toute l'histoire; ancienne, présente et futureet je mourrai sans regrets pour son drapeau;--Toujours est-il, que je l'aime toujours moins qu'il n'en faut!Demain, Je l'aimerai encore plus et ce ne sera jamais assez...--et certains instants chéris me le rappellent; comme par exemple,lorsque je regarde un crépuscule sur la mer méditerranée,ou quand je me remémore le son de la pluie des hivers de Tabarka,ou les mûres sauvages qui entouraient le potager de ma grand-mèrelorsque on allait la visiter en été,--ou comme en cet après midi de septembre,quand j'ai cueilli, en marchant dans la rue, quelques fleurs de Jasmins,et que leur doux parfum atteignit le fond de mes poumons,et m'a tout de suite rappelé que je suis pour toujours ... Tunisien.
dimanche 12 septembre 2010
Pèlerinage épicurien
De tout temps, les religieux de tous bords et de toutes confessions enseignent que l'homme est un être "divin", exilé sur terre, en attente d'un paradis céleste. Aller vers la mort est son pèlerinage.C'est agréable à croire, cela donne du sens à une vie de labeur mais...c'est une explication de premier degré, tout aussi facile que factice.
Renversons la logique!
La vie n'est pas anéantissement; elle est accomplissement.
Nous sommes des êtres terrestres , "exilés" au paradis: Nous avons des yeux pour admirer les étoiles, des oreilles pour écouter la musique, des nez pour sentir les parfums, des bouches pour gouter aux fruits, des mains pour caresser les corps et des cœurs pour les aimer.
Des Femmes, des Fruits, de la Musique, des Parfums et de l'Amour... n'est-ce pas là le Paradis?? Il est ici sur Terre, et nous avons tout les Sens pour y vivre.
Il faut juste y croire et faire l'effort d'affiner constamment son goût; parce qu'il ne s'agit pas de quantité, mais de qualité.
C'est aimer la vie, même si elle est éphémère, et tout ce qu'il y a de beau, même si c'est rare; qui est le vrai Pèlerinage.Allons, Amis de la vie; à nos bâtons de pèlerins!!</blockquote>
samedi 11 septembre 2010
Murmures hystériques
Je trace mes murmures sur le sable et la moindre vague les submerge.Transatlantiques vagues, ou les emmenez-vous?
*****
Je les écris sur les feuilles des arbres et le moindre souffle les arrache.
Vents d'automne, ou les emportez-vous?
*****
Je garde mes murmures en moi et le moindre silence les efface.
Oublieuse mémoire, ou les enfouis-tu?</blockquote>
Argument ontologique
Croire aux anges, aux prophètes et aux livres; c'est se compliquer la vie et n'atteindre aucune vérité. ---Dites simplement cela:
Je crois en l'au-delà parce que je crois en mon destin avec une femme ayant un avant-gout de cerises, un gout de poires et un arrière-gout de pêches.
Qu'importe les fruits que vous choisissez; la femme suffit amplement à gouter à tous les fruits en une seule fois; et à prouver l'existence de la suprême félicité et du paradis des délices.
---
les vrais incroyants sont ceux qui, incroyants en la femme, ne croient pas au gout exquis des fruits.</blockquote>
vendredi 10 septembre 2010
Tout n'est pas dit -II-
-II- Amis! ... j'ai honte, mais il faut que je sois honnête avec vous: Je ne vous mens pas, mais je ne vous dis pas la vérité.La vérité est que les distances sont intérieures et les voyages immobiles.
j'imite, je pille, je vole, je plagie j'ajoute, je soustrais, je multiplie je dessine, je compose et je juxtapose
...mais je ne crée rien ---
je ne crée rien, parce que chaque poème s'est déjà choisi une forme, avant de me rencontrer au tournant d'une admiration ou d'une perplexité.
et sa puissance est qu'il se tire du néant comme le jour se tire des ténèbres. Je ne suis que son support; il trace sa route en moi et trouve sa demeure chez vous.
---
Les mots savent ou ils vont; pas moi. Ils savent de moi ce que je ne sais pas d'eux.
je m'illusionne leur amiral, les conduisant jusqu'à la page blanche. C'est eux en réalité qui me ramènent à la terre sain et sauf, avant de reprendre le large, en me laissant debout sur la plage, un manuscrit dans la poche.
Je ne le relis pas. je le signe.</blockquote>
Tout n'est pas dit -I-
-I- c'est la première fois que je suis; je n'ai pas été avant, alors j'écris; et je ne pense pas, que je sois venu trop tard pour que tout eut été dit.--- Partout ou je vais, je découvre des régions nouvelles, des puits dans les déserts; et des trésors dans les épaves.
je rencontre des éclairs, des femmes, des étoiles des sourires,des doutes,des arbres, des désirs des silences, des fleurs, des ruines,...
De retour, je vous raconte mes odyssées bohèmes: moi aussi, j'ai voyagé, j'ai aimé des reines et écouté le chant des sirènes.
Et dans mon sac, mes poèmes: témoins de mes voyages, diadèmes de mes couronnes et musique de mes nuits
...</blockquote>
jeudi 9 septembre 2010
Saisons artisanales
Le bleu de l'été ne convient pas au travail de l'artisan; le soleil de la lucidité lui blesse souvent les mainset beaucoup de feuilles ciselées par ses doigts en feu s'envolent dans l'air du temps
****
Cet automne, de peur que la sécheresse ne menace le futur des roses,
il a dû se résoudre à fermer son atelier, et monter arpenter le ciel et tailler les nuages en diamants;
Il espère toujours que les ombres hivernales soient plus propices, et que l'éclair féconde à nouveau l'argile</blockquote>
mardi 7 septembre 2010
Hypérions
Les parhélies d'un soleil originel se dédoublent indéfiniment sur les archipels de nos doutes,et ils y reconnaissent la Vérité
--
Les spectres de ses lumières se réfractent malicieusement dans nos yeux humides
et ils y contemplent la Beauté
---
Dans le pays des fous et des languissants nous connaissons l'exil et le royaume,
Nous sommes leurs prophètes et nos Amours sont leurs psaumes.
---
Qui sommes nous, vous dites? On nous appelle Hypérions ou encore...Poètes</blockquote>
lundi 6 septembre 2010
Asylum
A l'intérieur même de son cœur, se creuse l'intermontium du tempset par dessus sa dépression capitoline se tient, haute et étroite,la passerelle des mystères humains.
---------
Sur ce fil de soi(e), au dessus de la déchirure entre l'essentiel et l'insignifiant,
s'élance, chaque nuit, un funambule du verbe, qui tente de reconquérir, la grâce d'un rêve, que les dieux maudissent
et que les hommes abandonnent.</blockquote>
samedi 4 septembre 2010
Habiter la vie en poète
Écrire... mais s'astreindre à ne retenir que l'essentiel : un sourire, un éclat, une lueur ou une nuance,***
Choisir, à l'égard de la beauté ineffable du silence, ou d'habiter la vie en poète...
ou de tirer sa révérence.</blockquote>