Mahmoud Darwich chantait la Palestine.une Palestine plus vraie que nature.Un pays qui n'existait pas sur le solmais existait dans son cœur;Et Darwich était palestinien.--Il écrivait en arabe,mais ce n'était pas parce qu'il écrivait en arabequ'on le savait palestinien;mais parce que ses poèmes avaientl'âme palestinienne.Il les aurait écrit en hébreu,ils seraient toujours palestiniens!********J'écris en françaisla langue de ma culture,la langue de mes lectures,la langue de ma tête;--la langue de mon exill'exil dans mon propre pays.--J'écris en Français,parce que je ne sais pas écrire dans une autre langue;mais je ne suis pas français,je suis tunisien.--La Tunisie est un beau petit pays de la méditerranéeau nord de l'Afriqueau Sud de Parisà l'ouest de la Mecqueà l'est de New Yorkau nord du pôle sudau sud du pôle nord.******Je devise sur l'amour Dieu et les hommesavec le vocabulaire français,mais mes poèmes ne sont pas françaiset pas encore tunisiens;même si je les aurais écris en arabe,ils ne seraient pas encore tunisiens.--Ce que j'écris ici et làn'a pas suffisamment l'âme de mon pays,elle n'est pas française non plus;ni allemande, ni porto-ricaine,ni syrienne ni sud-africaine, ni rien du tout, je veux juste qu'elle soit tunisienne-- et je ne peux pas et je ne veux pas écrire en arabe ou en dialectal; je les parle et écrit parfaitement pourtant, mais je ne pourrais pas m'y exprimer clairement.Je sais écrire en françaismais comment écrire en français que je suis Tunisien?******Aujourd’hui,je ne suis d'aucune raceje ne suis d'aucune religionje ne suis d'aucune langue-- je suis berbère arabe turc français et citoyen du mondeje suis musulman chrétien juif bouddhiste et athée,je parle arabe français anglais allemand et espagnol, je lis Nietzsche et Ibn Arabi et écoute Mozart et Lady Gaga, je porte des djeans américains et mange des pizzas italiennes et je bois le thé vert à la menthe après avoir mangé du couscous.--et je ne veux pas changer;mais je veux aussi dire et écrire autre chose :Je suis Tunisien.********Mon pays existe sur le soldepuis longtemps, depuis toujours;mais dans mon cœur, je n'y habite pas encore assez.--Je n'ai jamais quitté son territoire;je connais de lui ce que ne connaissent pas les touristes,J'en connais toute l'histoire; ancienne, présente et futureet je mourrai sans regrets pour son drapeau;--Toujours est-il, que je l'aime toujours moins qu'il n'en faut!Demain, Je l'aimerai encore plus et ce ne sera jamais assez...--et certains instants chéris me le rappellent; comme par exemple,lorsque je regarde un crépuscule sur la mer méditerranée,ou quand je me remémore le son de la pluie des hivers de Tabarka,ou les mûres sauvages qui entouraient le potager de ma grand-mèrelorsque on allait la visiter en été,--ou comme en cet après midi de septembre,quand j'ai cueilli, en marchant dans la rue, quelques fleurs de Jasmins,et que leur doux parfum atteignit le fond de mes poumons,et m'a tout de suite rappelé que je suis pour toujours ... Tunisien.
lundi 13 septembre 2010
Mes fleurs de jasmin
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire