samedi 4 décembre 2010

Feu doux

Ton courage, à deux mains, tu l'étouffes

pour ne plus jamais culpabiliser de la lâcheté de ne pas être libre;

et vivre sereinement ta compromission avec les cannibales, mangeurs de dignité humaine.

...

Tu as peur d'eux mais c'est ta peur qui te mange.

...

Ne te reste maintenant qu'à croire en Dieu ou tomber amoureux

pour oublier -mais tu ne l'oublieras pas-

que tes os se dissoudront quand-même dans l'acide de ton effroi.

...

cède mon ami, ne résiste plus

et ais au moins l'obligeance d'apprécier la douceur du feu,

où tu te fais cuire par ce monde anthropophage.</blockquote>

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