jeudi 25 novembre 2010

De vive voix

Je l'avais trouvée dispersée dans le vent

comme une feuille d'automne

cherchant désespérement où s'abriter des vents secs de l'époque...

n'importe où, me demanda t-elle même recluse dans des hiéroglyphes abandonnées Je suis encore vivante ... et "être dans le vent ... est une ambition de feuille morte " ...

Alors je la ramène chez moi

Au moins...me dis-je Tu auras donné un gîte à cette voix, ce chant des abysses qui sans paroles déclament  tes vérités essentielles

- et donnes lui aussi ce manteau que tu auras tissé des voix éteintes des matinaux et des crépusculaires-

...

Depuis, je l'entend parfois chanter pour quelques étoiles solitaires. - la beauté sauvera monde-

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Sans voix, ce n'est pas le silence mais la vague impression de ne pas exister

Au moins... j'aurais tenté de parler à mes semblables avant l'effacement de ma voix devant le silence éternel

Je voudrais qu'il en demeure comme un doux son de vagues dans un coquillage fossile</blockquote>

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