jeudi 4 novembre 2010

Refuge

Les hommes n'avaient plus foi en Dieu; ne subsistaient, pour se duper, que les religions ritualisées c'est à dire un artifice de la croyance.

Ils n'avaient plus foi dans le vivre ensemble; ne subsistaient, pour se duper, que les sociétés hiérarchisées, c'est à dire un artifice de la communauté.

Et ils n'avaient plus foi en eux-mêmes; ne subsistaient, pour se duper, que les corps fonctionnels, c'est à dire un artifice de l'être.

Ne se reconnaissant plus de ce monde, le poète fuit là où il a  foi en Dieu,  foi en l'autre et foi en lui-même. Il est ailleurs, c'est à dire en soi.

Son Dieu est une espérance fragile, sa communauté une parole poétique et son être un silence limpide...Trois notions : l'espérance, la poésie et le silence, totalement inopérantes dans le monde,  mais qui portent encore le sceau de la vérité.</blockquote>

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