Aujourd'hui à Tunis----
Il est midi. Le soleil à la verticale tape fort. L'air est sec.
Au feu rouge, s'arrête une luxueuse berline allemande, avec une femme d'une trentaine d'année au volant et son enfant solidement attachée à son siège-bébé, à l'arrière. S'approche de la voiture , une femme, pauvre, mal vêtue, une mendiante, du même âge que celle qui conduit, et solidement attaché à son cou son enfant, du même âge que le bébé à l'arrière...Elle demande quelques pièces.
Dans le regard de la première, il y a de la pitié et du dégoût, dans celui de la deuxième, il y a de l'envie et de l'amertume. Les deux semblent se poser la question de la justice dans ce monde. Leurs réponses, certes, diffèreront.
Les deux enfants semblent fatigués, ils somnolent. Ils sourient pourtant. Pour eux, le monde est encore un rêve. Il y a peut-être une heure de faim ou de soif qui les séparent, mais malgré tout, ils se ressemblent encore.
Entre ceux qui en ont trop et ceux qui n'en ont pas assez, la justice n'a pas encore sorti son glaive de son fourreau.
samedi 11 juin 2011
Justice
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