Je ne crois en rien, je ne vaux pas grand chose, et pourtant tous les matins, je me lève. J'ai le destin d'un être humain sur Terre. Et quand je me lève, la première chose que je remarque, est que les oiseaux chantent; alors que les humains ne chantent pas; ils bavardent. Aujourd'hui au travail, j'ai écrit ceci: "Le processus en question ne répond pas à nos exigences. Ni en termes d'efficacité opérationnelle, ni en termes de gains commerciaux". C'est bien ce genre de phrases qui me rapporte mon pain quotidien. Puis j'ai écrit ceci à la pause déjeuner, en sirotant un thé : "Dans leur sommeil, les scies rêvent de bois; mais les scies sont de métal. Dans leur sommeil, les hommes rêvent d'air; mais les hommes sont d'argile. Une argile peut-être tombée du ciel (sinon, d'où vient la nostalgie?), mais qui, au fil du temps, est devenu diamant à couper le silence." Ce genre de phrases ne me rapporte rien.Les hommes bavardent. Ils bavardent tellement qu'à premier abord, c'est à donner raison à Céline qui affirmait que: " le monde n'est, la plupart du temps, qu'une immense entreprise à se foutre du monde".
Ceci dit, en approfondissant un peu les choses, je trouve tout à fait normal que ce sont bien les phrases du premier type me rapportent mon salaire; puisque les phrases du deuxième type me rapportent ce que je crois être des aperçus de la vérité.
Et comme nous le savons tous, la vérité n'a pas de prix.</blockquote>
lundi 13 juin 2011
Bavardage
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