Une flèche qui traverse le ciel ne se demande pas qui l'a tirée, ni pourquoi il l'a tirée, ni s'il existe une cible ou pas, ni si elle veut l'atteindre ou pas, ni si elle va l'atteindre ou pas. Et ni l'archer, ni l'air, ni la cible ne peuvent lui dire quoi que ce soit. Il n'y a donc pour elle, rien d'autre à faire à part...continuer à voler.Et il en va de même pour l'homme!
La première de ses libertés, c’est d’abord la liberté d’accepter la flèche qu'il est, une flèche traversant le ciel sans laisser aucune trace… Il lui faut commencer là où il est, de façon entière, sans réserve et sans regret, et accepter le "silence", le "dénuement" et "l'inaction"; comme la flèche accepte le silence de l'archer, comme la flèche accepte qu'elle ne possède pas son mouvement, et comme la flèche accepte son impuissance à modifier sa trajectoire.
Tout esprit qui se retourne , qui s'arrête, qui se convainc de l'existence d'un but ou de son inexistence, ou qui se convainc qu'il va l'atteindre ou au contraire le rater, ou encore pire, qui pense s'imposer une discipline qui lui fera atteindre ce but; est une comme une flèche qui se condamne à suspendre son vol et à coup sûr rater sa cible!</blockquote>
mardi 19 octobre 2010
Flèche
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