Pour libérer son peuple Ghandi marcha longtemps vers une plage de l'océan indien s'avança dans l'eau et recueillit dans sa main une petite poignée de selc'était une poignée de sel dérisoire mais elle a suffi à libérer un pays du joug d'un empire
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Pour me libérer, je deviens Ghandi et je me fais mahatma et j'entame, chaque soir, ma propre "marche" vers les étoiles réclamant le sel qui m'appartient, ce sel qui reste lorsque s'évapore le jour, et que je recueille du bout de mes doigts dans les quelques lignes d'un poème.
quelques vers dérisoires qui ne changent pas la vie et encore moins le monde, mais qui m'aident à me tenir debout face au temps qui s'en va.
quelques mots pauvres et coincés dans les limites de ma cellule, mais c'est mon poing levé face au temps qui ne revient pas.
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Je sais que libérer définitivement le peuple qui m'habite, est une tentative désespérée; mais je n'abandonne pas pour autant; l'empire du jour revient demain; et demain soir, la marche recommence.</blockquote>
dimanche 24 octobre 2010
La marche du sel
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