Quand s'ennuie la terre elle tournoie, condamnée à recommencer le lendemain. Quand s'ennuie l'eau elle devient vague, s'écrasant sans cesse sur le cercle de l'horizon. Quand s'ennuie l'air il devient vent, un vent vagabond sans arbre où se reposer. Quand s'ennuie le feu il s'éteint, et laisse des cendres parler pour lui. Et quand s'ennuie l'homme il tournoie sur lui-même, s'écrasant sans cesse sur le cercle du temps, errant de ville en ville, jusqu'à s'éteindre en laissant des poèmes parler pour lui.
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